Frelon asiatique. C’est le moment pour agir

La commission environnement communique

LE FRELON ASIATIQUE / Agir en Mars ou Avril

Egalement appelé  frelon à pattes jaunes (genre : Vespa, espèce : velutina, sous-espèce : nigrithorax) c’est un insecte originaire –comme son nom l’indique- d’Asie. Apparu en France à partir de 2004 il a depuis colonisé Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et Pays-Bas. C’est donc une espèce initialement invasive qui fait désormais partie de l’entomofaune européenne.

La sous-espèce nigrithorax est reconnaissable à ses pattes jaunes, son thorax noir, sa couleur sombre et son abdomen sombre cerné d’un anneau jaune-orangé, à la différence de notre frelon européen à la tête et au thorax roux et à l’abdomen tigré noir et jaune.

Taille : de 1.5 à environ 3 cm pour les ouvrières (leur taille est souvent corrélée avec celle du nid et de donc de la population, effet direct de la nourriture disponible à proximité…). Une fondatrice peut-atteindre 3.5cm.

Dangerosité :

Le venin du frelon asiatique n’est pas plus toxique à quantité égale que celui du frelon européen ou de l’abeille. La piqure est tout aussi douloureuse que celle de son cousin européen  ni plus (heureusement), ni moins (hélas). Le dard mesure jusqu’à 3mm et peut ainsi traverser beaucoup de vêtements, notamment estivaux !…

Les risques sont identiques et apparaissent essentiellement en cas de piqures multiples ou sur des muqueuses sensibles (bouche par ex.) ou bien sûr  en cas d’allergie… (choc respiratoire, œdème de Quincke etc…)

NE JAMAIS S’APPROCHER A MOINS DE 5-6m D’UN NID

Cycle biologique simplifié :

Il est similaire à celui des guêpes. Une reine fécondée fonde sa colonie à partir de mars. A cette époque la reine (ou fondatrice) ne pond qu’un œuf par jour et le cycle larvaire est de 45 jours. Les premières larves sont confrontées à des difficultés d’alimentation et les premières ouvrières sont généralement d’une taille inférieure à celles émergeant en été.

A partir de la mi-juin la disponibilité en aliments n’est plus limitante et la reine peut dès lors pondre une centaine d’œufs/jour, essentiellement des ouvrières puis en fin de saison (septembre) des mâles et femelles sexuées. Ce sont les femelles fécondées en fin d’été qui seront les fondatrices de l’année suivante. Ces futures reines quittent le nid et hivernent en diapause dans le sol ou des endroits abrités.

Nid : Comme pour les plupart des guêpes le nid est constitué de cellulose mastiquée. Il peut atteindre jusqu’à un mètre de haut et 80 cm de diamètre, les dimensions habituelles étant plutôt de 50-60cm. La construction démarre au printemps,  souvent dans des arbres à plusieurs mètres de hauteur mais parfois aussi dans des haies ou sous des avancées de toit voire dans des greniers ou des cheminées.

Ce nid possède une ouverture latérale ce qui le différencie du nid de notre frelon européen qui a toujours une ouverture à sa base.

Un nid en fin d’été abrite couramment 2000 à 3000 frelons (soit 300 à 500 futures fondatrices), mais il existe toutefois des références mentionnant des populations de 6-8000 frelons voire 12000….

Le nid est abandonné pendant l’hiver et il est donc parfaitement inutile de détruire ceux actuellement (mars) visibles.

Il est évidemment formellement déconseillé de chercher à détruire un nid par ses propres moyens!!

 Faire systématiquement appel à un professionnel

Les besoins alimentaires d’un nid concernent un rayon de 400 à 700m en moyenne, certaines études mentionnent  toutefois jusqu’à 2000m…

Nourriture : le frelon adulte se nourrit de fruits mûrs et de nectar mais prélève des insectes  (mouchesguêpes,  papillons et … abeilles) pour élever ses larves.

Piégeage :

Cette technique peut être mise en œuvre par les particuliers à condition de respecter impérativement plusieurs conditions :

uniquement en mars et avril : passé cette époque les pièges peuvent impacter gravement l’entomofaune locale.

uniquement avec des modèles de pièges bien spécifiques, laissant échapper les autres insectes.

Le principe est d’attirer au printemps les reines fécondées dans un piège alimentaire et ceci sans les noyer car le frelon capturé émettra des phéromones de détresse (molécules odorantes diffusées à dose infime) très attractives pour ses congénères (et répulsives pour les autres espèces).

Ces pièges spécifiques peuvent être aisément fabriqués à l’aide de bouteilles en plastique, mode opératoire disponible en mairie.

NB : le piégeage ne permet malheureusement pas d’empêcher la propagation du frelon asiatique mais contribue à limiter la gêne causée au niveau local.

IMPORTANT . Faites vous mêmes un piège

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