Le village aujourd’hui

ARPAILLARGUES-AUREILHAC est un village français situé dans le département du Gard et la région de l’Occitanie (anciennement région Languedoc-Roussillon).
Ses habitants sont appelés les Arpaillargois et les Arpaillargoises.

Cette commune est constituée de la réunion de deux bourgs géographiquement distincts, distants d’environ 800 mètres. Selon l’Armorial général de France, la fusion des deux bourgs date du XVIIème siècle. Un décret napoléonien daté du 6 septembre 1815, atteste que les deux villages n’en forment plus qu’un seul.

Blason de la commune

Blason du Gard

La croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or

La commune s’étend sur 13,7 km² et compte 1 045 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 75,9 habitants par km², Arpaillargues-et-Aureillac a connu une nette hausse de 32,3% de sa population par rapport à 1999. Située à 119 mètres d’altitude, la commune est parcourue par la Rivière les Seynes, le Ruisseau du Friquet, le Ruisseau de Font Clarette qui sont les principaux cours d’eau qui la traversent.

Les Seynes

Celle-ci s’est développée au cours des vingt dernières années. Aujourd’hui, Arpaillargues et Aureilhac dispose d’un ensemble de services municipaux (école, bibliothèque, salle polyvalente, équipements sportifs…) et de multiples commerces de proximité (épicerie, boulangerie, café, restaurants, coiffeurs, agences immobilières…), ainsi que plusieurs professionnels de santé (pharmacie, médecins, dentistes, infirmiers).

Elle fait partie de la Communauté de communes du Pays d’Uzès. Parmi les curiosités à découvrir on trouve les ruelles de l’ancien village autour du célèbre château du 12eme siècle, devenu désormais un hôtel de charme, le beffroi, l’église St Christophe, l’église fortifiée St Pierre à Aureilhac devenu à présent lieu d’habitation, la place du château à Aureilhac, le temple, le Parc municipal, l’incontournable musée 1900 dans les locaux du Moulin construit en 1824 sur la rivière les SEYNES et…

Autour du village les nombreux chemins de randonnée permettent de découvrir les célèbres Capitelles, dont les plus anciennes répertoriées dans la région datent du XVIIIème siècle, l’ancien lavoir, le Pré des Mieres …
A 3 km de la ville d’UZES, cette commune est parfaitement située au centre d’un triangle NIMES (à 24 Km), ALES (32 Km) et AVIGNON (42 kms) . Elle est également proche du Pont du Gard, des gorges du Gardon, de Nîmes, de son musée et de ses arènes, du parc naturel régional de Camargue, des gorges de la CEZE, du palais des papes et du Pont d’AVIGNON, de la bambouseraie d’ANDUZE, du petit train des Cévennes.

L’ancien lavoir

Le château

Comme la plupart des villages, Arpaillargues avait un château qu’il a su conserver.  Il a été le siège des diverses seigneuries qui ont eu à administrer le secteur pendant des siècles.

Il était établi sur un vaste domaine seigneurial dont l’étendue s’apprécie en examinant le cadastre napoléonien. Au 19eme siècle, l’enclos castral occupait quasiment le tiers de la surface du village.

En lisière Sud-Ouest de la cité, cet espace comprenait le logis seigneurial accompagnées de dépendances constituées de salles d’arme, casernement, écuries, bergeries, porcheries et enclos à bestiaux. Tout cela en raison d’obligation d’assurer la défense et la survie de la communauté en cas de conflit ou de pénurie.

Au château médiéval des origines, d’aspect austère que l’on aperçoit aujourd’hui en façade arrière-Rue de l’Eglise, succèdera aux 15eme – 16eme siècles un château à la façade renaissance flanqué de tours, s’adaptant progressivement aux besoins des nouvelles époques.  Ainsi les derniers travaux prévus fin 18eme ont été stoppés par la révolution,

Rue de l’église

  

Au 12ème siècle , Raymond, petit fils d’Elzéar, premier seigneur d’UZES , devint l’un des premiers seigneurs d’ARPAILLARGUES. Dès cette époque ce fief fût partagé entre plusieurs co-seigneurs vassaux des seigneurs et évêques d’Uzès. Et cela jusqu’au 18eme siècle .

Les seigneurs du lieu furent, au 15e siècle les Bertha originaires du Velay, puis par alliance les Ginestoux. En 1559, les Bargeton acquirent le Château, qui entra ensuite dans la famille d’Agoult par le mariage, en 1647, de Mondette de Bargeton avec Charles D’Agoult de Piégnon.

En lisière du village situé à 4 kilomètres à l’ouest d’Uzès, le Château d’Arpaillargues est aujourd’hui une belle demeure du 18e siècle, devenue l’Hôtel d’Agoult. Il a appartenu à cette famille rendue célèbre par Marie de Flavigny, femme de lettres célèbre et 1ère passion en 1832 de Franz Listz, qui y habita. Cette famille d’AGOULT étaient également seigneurs des Trois Terres, ARPAILLARGUES, AUREILHAC et CASTILLE dès le 17eme siècle.

Marie d’Agoult en 1843

Leur petite fille Françoise reçut Arpaillargues en dot en épousant Jean de Barjac de Rochegude, protestant, qui s’exila en Suisse. Après les Guerres de Religion, Arpaillargues revint aux Agoult par sentence du tribunal de Nîmes en 1723.

L’ancienne porte de la ville et le beffroi. Bâtiment qui a abrité la mairie et l’école .

En 1735, Charles d’Agoult de Montmaur abandonna son château du Dauphiné pour s’installer à Arpaillargues. D’après un inventaire, c’était une habitation inconfortable pour laquelle le Marquis Henri François d’Agoult, ancien lieutenant de vaisseaux, entreprit avec faste de grandes constructions malgré de grandes difficultés financières. Son frère Charles en hérite et revient de ses voyages en 1788 marié à une riche créole . Leur arrivée fit sensation dans la commune.

En 1790, naquit au château Charles Constance d’Agoult, colonel-compte époux de Marie de Flavigny, qui le vendit à un ancien commerçant, Louis Puget, suite des revers de fortune. En 1907, il appartint à la famille Huguet. Il était délabré, le jardin affermé à une exploitation agricole, lorsqu’il fut acheté par MM..Hambury et Schootemeyer, en 1964 ; depuis 1973 racheté et transformé en hôtel par la famille Savry.

Plus encore que par son histoire, le Château d’Arpaillargues est intéressant par ses références littéraires. Au grand scandale de l’époque, Choderlos de Laclos affirmait s’être inspiré de la Marquise d’Agoult de Montmaur pour dépeindre Madame de Merteuil dans « Les Liaisons Dangereuses ». Dans « Les Illusions Perdues », Balzac a emprunté les personnages de la famille de Bargeton. Enfin, de nos jours l’écrivain François Nourrissier (« Le Maître de Maison ») a habité le Château pendant quelques années.

Lieu neutre à l’origine, les seigneurs successifs ne faisaient qu’y passer épisodiquement afin de vérifier le bon fonctionnement de la communauté, d’assurer la sécurité du village et de répondre aux évoqués par les habitants, en concertation avec eux, et enfin d’assurer les grands travaux et de prélever les impôts et taxes.

Vers le 17eme siècle, les communautés s’organisent en assemblées de consuls, relayant ainsi certaines missions, jadis attribués aux seigneurs.

De gardiens des lieux, garant de la sécurité et de la justice, à ces seigneurs rustiques et nomades, succèderont des nobles sédentaires gestionnaires rentiers ou hommes d’action au service de la royauté qui s’établiront de façon définitive dans les châteaux les mieux pourvus devenant des résidences de familles et sièges de noblesse.

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